69. BONNE et HEUREUSE ANNÉE à nos soldats pour 1665
À Marsal en janvier 1665, on peut supposer que les soldats du Régiment Carignan-Salières avaient échangé entre eux des voeux pour la nouvelle année. En fait, dans cette France du XVIIième siècle le premier janvier était déjà reconnu comme étant le premier jour de l'année tel que proposé par le pape Grégoire XIII en 1582. On avait aussi l'habitude de se visiter entre familles et amis pour ces souhaits de la nouvelle année. Mais nos soldats sont en déplacement sur les routes et donc difficile de recevoir des nouvelles de leurs familles et de leurs amis. En plus la plupart des soldats sont illetrés limitant la réception de courrier et seuls les officiers pouvaient les informer de nouvelles des leurs. Par ailleurs,les gens des villes et villages pouvaient les renseigner sur les actualités ou les rumeurs du pays. Ces sujets pouvaient être les ambitions de Louis XIV, les tensions entre protestants et catholiques, la peste à Londres, les impôts,la situation économique et autres.Il faut croire que leur connaissance de l'actualité de leur pays et du monde était moins intense et plus réduite que la nôtre d'aujourd'hui. De fait, hier 23 janvier 2022, j'ai assisté en direct provenant de la France à un discours d'un candidat à l'élection présidentielle française.Ce midi, j'écoutais la déclaration des putschistes militaires du Burkina Faso. Ensuite, les télévisions d'un peu partout dans le monde me parlaient de l'Ukraine-Russie, des difficulté de Biden, de la pandémie....alors qu'un texto d'un ami d'enfance vivant au Mexique me dit qu'il fait chez lui 32 degrés centigrade donc pas de gel en vue.Un autre ami en Chine me demande de regarder le spectacle d'ouverture des Olympiques d'hiver de Beijing. En fouillant un peu sur les causes de ces derniers évènements on les comprendra mieux en identifiant l'histoire de leurs fondements. Tout cela pour dire qu'André Poutré devait avoir une connaissance minimale ou absente des histoires ou de l'Histoire expliquant les faits de l'actualité de son époque. Et nous....mais on vit dans un autre monde dis-je dernièrement à mes enfants. En douze heures je pourrais me rendre à Pokhara au Népal pour y faire de la radonnée pédestre comme je le faisais il y a cinquante ans. Mais aussi en douze heures un virus du fin de fond de l'Asie ou de l'Afrique pourrait venir se déposer sur la bouteille de vin que je viens d'acheter à la SAQ du coin de la rue.
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