14.un champion du monde de la boxe dans la famille
Nous avons dans notre famille un champion du monde de la boxe (poids légers de 5'3")un américain du Michigan connu sous le nom de Kid Lavigne.J'ai trouvé il y a quelques années de nombreux écrits à ce sujet notamment et surtout de la documentation américaine.Les parents de ce boxeur surnommé Kid Lavigne sont Joseph-Baptiste Poudret (John) Lavigne et Marie-Agnès Dufort de Saint-Polycarpe avec de la parenté à Ste-Geneviève et dans L'Ouest-de-l'Ile. Ils ont émigré aux États-Unis dans l'État du Michigan à cette période économique difficile de notre histoire soit au milieu du XIXième siècle.Par ailleurs,je ne réussis pas à identifier le père de Joseph-Baptiste en n'utilisant que les sites del'internet.Aussitôt que je pourrai aller au local de la Société généalogique canadienne-française, je compléterai ma recherche. Cette émigration des québécois aux États-Unis implique alors que André Poutré ait de nombreux descendants de nationalité américaine.Dans un futur blog j'en reparlerai plus amplement.J'inclus ci-dessous un article en français concernant Kid Lavigne et vous pouvez en connaître plus avec Wikipedia sous le titre KID LAVIGNE. Enfin, vous remarquerez que j'ai laissé une page-message blog que pour les références bibliographiques ou autres.
MÉMORIAL DE LA BOXE
Par Martin Achard
Entre 1840 et 1930, des centaines de milliers de Québécois en quête de travail s’expatrièrent aux États-Unis, principalement en Nouvelle-Angleterre et dans la région des Grands Lacs. Une fois sur place, ces nouveaux arrivants cherchèrent, entre autres par la création d’institutions, à conserver leur identité et à préserver leur culture, de sorte que, pendant la seconde moitié du 19e siècle et dans la première moitié du 20e, plusieurs communautés québécoises existèrent et prospérèrent dans le nord des États-Unis.
Deux des plus grands boxeurs québécois de l’histoire, Jack Delaney (Ovila Chapdelaine) et Lou Brouillard, furent les produits de cet exode. En effet, tous deux naquirent au Québec et, enfants, émigrèrent avec leurs parents en Nouvelle-Angleterre entre 1900 et 1920. Tous deux parlaient couramment le français et, à l’âge adulte, tous deux effectuèrent des séjours dans leur mère patrie, le Québec, au cours desquels ils furent traités comme des compatriotes à part entière par les Québécois de l’époque.
Aux noms illustres de Delaney et de Brouillard, il faudrait peut-être ajouter celui de George «Kid» Lavigne. Car même si Lavigne a vu le jour à Bay City au Michigan, en 1869, il avait pour parents deux purs Québécois, Jean-Baptiste Lavigne et Marie-Agnès Dufort, qui avaient quitté Saint-Polycarpe pour s’établir aux États-Unis un an avant sa naissance. Or Lavigne a réalisé dans le ring des exploits extraordinaires, qui lui ont valu, comme Delaney et Brouillard, d’être reconnu comme un grand boxeur et intronisé à l’International Boxing Hall of Fame (IBHOF).
Quels sont les principaux faits d’armes de celui qui entama sa carrière professionnelle en 1886, soit au moment où les règles du Marquis de Queensberry, sur lesquelles est fondée la boxe moderne, commençaient à remplacer celles du combat à poings nus? Les voici. Ces succès témoignent notamment de la robustesse et de l’endurance légendaires du «Saginaw Kid», un pugiliste farouchement déterminé et résolument porté sur l’attaque, qui était doté d’un très bon punch et excellait dans la technique du coup au cœur.
○ Pendant les douze premières années et demie de sa carrière, Lavigne demeura invaincu, compilant un palmarès de 32 victoires, 11 matchs nuls, 10 no decisions et 1 no contest.
○ Entre 1889 et 1896, il remporta successivement les titres suivants:
• Champion des poids légers du nord-ouest des États-Unis (grâce à un «newspaper decision», obtenu au terme d’un affrontement de 55 rounds, contre George Siddons).
• Champion des poids légers des États-Unis (grâce à une victoire par K.-O. à la 18e reprise sur Andy Bowen).
• Champion du monde des poids légers (grâce à un triomphe par T.K.-O. au 17e round, décroché à Londres, contre le champion d’Angleterre Dick Burge).
○ Au total, en tant que premier champion universellement reconnu des poids légers de l’ère moderne, Lavigne défendit avec succès six fois sa couronne.
Saginaw au Michigan où il grandit) lui permit de tenir une école de pugilat. Il joua donc ainsi un certain rôle dans l’explosion de popularité phénoménale que connut la boxe anglaise en France dans la première décennie du 20e siècle.
Voici par ailleurs une anecdote qui démontre le prestige dont jouissait Lavigne de son vivant. En 1923, un imposteur usurpa son identité pendant plusieurs mois à Montréal et réussit entre autres, de par la renommée attachée à son nom, à se faire confier la tâche d’arbitrer des matchs de boxe. Il fut cependant démasqué quand des habitants de Montréal, qui avaient fréquenté ou rencontré le vrai Kid Lavigne, le dénoncèrent publiquement. Ayant eu vent de l’affaire, le véritable Kid Lavigne, qui résidait alors dans la région de Détroit, fit même parvenir par l’intermédiaire de l’ancien gérant Joe Carr une lettre au journal La Presse pour rectifier les faits.
Devrait-on donc considérer Lavigne comme un Québécois, ou du moins comme une sorte de Québécois? Chose certaine, les journaux du Québec de son temps n’en doutaient pas, eux qui parlaient de lui en l’appelant, sans détour, un «grand compatriote».
Kid Lavigne

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