67. les soldats du Régiment Carignan-Salières en marche depuis le 5-8 janvier

Ce matin le thermomètre à l'extérieur de la fenêtre de la cuisine indiquait -26 degrés centigrade. Je me suis dit qu'il n'y aurait pas de marche rapide pour moi aujourd'hui. Ma marche...la marche ...cela me rappella alors que j'avais laissé mon blogue au moment où ces soldats , nos ancêtres étaient déjà en déplacement pour traverser la France en diagonale du nord-est au sud-ouest. Ce n'était pas la marche de la mort des rescapés des camps nazis ni celle des soldats de la Longue Marche de Mao mais tout de même il fallait être en excellente forme physique pour cette promenade à pied de plus de 800 kilomètres. Une première observation était de m'interroger sur le climat de cette partie de France, étais-ce une température hivernale semblable à celle du Québec ?? Une rapide recherche m'informa que le climat de Marsal en janvier est moins rigoureux que le nôtre (Montréal)avec un plus de 10 degrés centigrade.Ceci s'explique par différentes variables climatiques,vents, courants marins donc géographiques et autres.Néammoins, on peut dire que pour ces soldats natifs ou habitués à un climat plutôt tempéré c'est un sérieux exercice pour se préparer à l'hiver qu'ils connaîtront en Nouvelle-Fra.Il y aura ainsi 11 ou 12 compagnies dont celle de Saurel qui auront quitté Marsal entre le 5 et 8 janvier. Notre ancêtre André Poutré était peut-être déjà intégré à la compagnie de Saurel ou peut-être a-t-il été recruté en route lors du déplacement du régiment. Les soldats marcheront entre 12 et 15 kilomètres quotidiennement avec un congé au quatrième jour. Ils seront logés chez les habitants des villages mais surtout des villes. Ces visites ne sont pas très appréciées des hôtes même s'ils sont retribués monétairement et d'autant que les fonctionnaires de l'État tardent à les payer (déjà !). Ces déplacements de soldats vers les champs de combats ou de cantonnements sur des centaines de kilomètres sont bien connus par les européens de ces époques. Ils nécessitaient des logistiques devant être très bien organisées. Michel Langlois dans son premier ouvrage sur le régiment de Carignan (voir BANQ) avait imaginé un journal de route d'un soldat lors de cette traversée de la France. Pour sa part, Bernard Quillivic a fait dans son site (www.migrations.fr) une description exhaustive de l'histoire de Carignan-Salières et de la traversée de la France. Il m'a autorisé à présenter sa carte des déplacements des compagnies du régiment en provenance de Marsal et de Rennes ainsi que le détail des relais.Ces relais sillonnés par les soldats et décrits par monsieur Quillivic vous seront présentés au prochain blogue.

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