75. Donnez à nos soldats leur pain munition quotidien !
On a parlé de l'effort physique de nos soldats qui devaient en 1665 en plein hiver marcher chaque jour plus d'une douzaine de kilomètres. Et cela comme on l'a souligné sur des chemins difficilement praticables.Il leur fallait alors une bonne nourriture quotidienne. Les autorités royales savaient que des soldats affamés amenaient le pillage lors de leurs déplacements, des rebellions (comme en Allemagne) et n'étaient pas des gens très robustes pour les combats.On disait même que le pain était le nerf de la guerre.Nos soldats de Carignan vont profiter d'une ordonnance royale de 1588 qui légiférait sur la qualité et la quantité du pain donné aux soldats. Le 17ième siècle allait être celui de l'apparition d'armées permanentes ce qui nécessitait donc un sérieux encadrement des troupes militaires. Le pain de munition en référence à provision ( munition pour la bouche)était la nourriture de base du soldat comme cela l'était pour les habitants. Le pain avait un apport calorique le moins coûteux et pouvait accompagner une soupe dans laquelle on pouvait trouver un légume (pois verts par exemple)ou une trace de viande (poulet ou porc).Par la suite un bon verre de vin pour digérer tout cela. Chaque soldat recevra par jour environ 750 grammes de pain ce qui est aujourd'hui l'équivalent de trois baguettes.Les céréales utilisées pour la production du pain pouvaient être le seigle, le froment, le sarrasin ou le blé. C'est un sujet très intéressant que l'alimentation de nos ancêtres mais comme je garde une limite au contenu de mes blogues vous pouvez vous référer sur le net à un article de Hugues Marquis intitulé Le pain de munition:le nerf de la guerre.Un dernier mot ou une hypothèse de ma part est de croire que les officiers du régiment aient pu vanter à leurs soldats les ressources alimentaires inépuisables de la Nouvelle-France comme la chasse, la pêche et ces immenses espaces d'une terre riche propices à l'agriculture.
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